Vers à soie (Bombyx morii)

VERS A SOIE

source: www.bombxfarm.com

(partenaire de monster-souris)

MAINTENANCE ET ELEVAGE


La maintenance des vers à soie est assez simple. Pour débuter l’élevage, il suffit de se procurer des œufs (appelés aussi graines) et de les faire incuber. Pour ce faire, il faut placer au milieu d’un récipient en plastique une feuille de papier absorbant humide, afin d’assurer une bonne hygrométrie. Placez y ensuite les œufs autour mais jamais en contact direct, et refermez la boîte avec un couvercle contenant des trous pour l’aération. Après l’éclosion, retirez le papier et remplacez le par de la nourriture.

Installez ensuite l’incubateur dans une pièce à température proche de 25-26°C avec une hygrométrie d’environ 60-65%. Pour ce qui est de l’éclairage, rien de particulier, la lumière naturelle suffit amplement, d’où l’intérêt d’une boîte transparente.  


Après 5 à 15 jours d’incubation (selon la provenance des œufs), les œufs deviendront comme bleutés et les jeunes vers à soie naîtront peu de temps après. Il faudra à ce moment là disposer des morceaux de nourriture près des œufs en faisant attention que ceux-ci ne les touchent pas. L’humidité de la préparation pourrait faire moisir les œufs s’ils étaient trop longtemps en contact. L’idéal est de réunir les œufs au milieu de la boîte et d’installer des petites tranches de nourriture autour,  les jeunes larves ne pouvant pas se déplacer sur de trop grandes distances. 

Attention si les jeunes sont placés dans une pièce trop chaude et trop sèche, la nourriture se dessèchera rapidement. L’idéal est donc de maintenir la boite fermée (mais aérée) ce qui permet de conserver une humidité suffisante.
Les vers à soie doivent être maintenus à des températures proches de 26°C-27°C, mais jamais au-dessus de 31°C-32°C et jamais en dessous de 18°C. Il est important dès lors de vérifier que la nourriture reste humide en permanence.  Attention toutefois à ne pas avoir une hygrométrie trop élevé.
Deux ou trois jours plus tard, la nourriture aura séchée et il faudra en placer.de la fraîche à côté. Les vers à soie, attirés par l’odeur y grimperont, vous pourrez ensuite ôter les morceaux de diète séchée.
 



Œufs de vers à soie
appelé aussi graines

Les vers à soie passent la majeure partie de leur temps à manger, ils produisent donc de grandes quantités de déjections. Celles-ci doivent être retirées du bac d’élevage assez régulièrement afin d’éviter tout risque d’apparition de moisissures. Le mieux est de nettoyer le bac tous les 3 à 4 jours pour les jeunes vers, tous les 2 jours pour les sub-adultes et tous les jours pour les adultes.

Le nettoyage reste plutôt  fastidieux avec de simples bacs en plastique, surtout pour les vers adultes. Il faut tout d’abord les retirer un par un pour les placer dans un bac propre avec le reste de la nourriture. Puis  vider et nettoyer minutieusement le contenant, car il servira à nouveau 1 ou 2 jours plus tard. Tout cela ne parait peut être pas grand chose aux yeux de certains, mais ceux qui ont déjà élevé des vers à soie savent ce dont je parle.

Pour les jeunes vers , j’utilise de simples boîtes en plastique car leurs déjections restent de petites tailles et le nettoyage reste assez aisé. Pour les tous petits vers, il est souvent nécessaire d'avoir un couvercle percé sur la boite afin de garder la nourriture humide. Pour les vers un peu plus grands, une simple boite sans couvercle est idéale puisque la nourriture n'a pas le temps de sècher si elle n'est pas distribuée en trop grande quantité.

Pour les vers adultes, j’utilise des bacs un peu plus grand, d’environ 40 x 30 x 15 cm (L, l, h) pour 200 à 250 chenilles. Je découpe le fond de la même façon que précédemment et je fabrique un tamis avec un grillage en  polyéthylène ayant une maille de 5mm x 5mm. Les déjections seront là aussi récupérer dans une seconde boîte et les bacs de récupération devront être vidés et nettoyés au moins une fois par semaine.

Pas besoin de couvercle pour ce types de bacs, car les vers à soie ne chercheront pas à en sortir s’ils disposent en permanence de nourriture. Dans le cas contraire, il faudra placer un couvercle sur la boîte dans lequel vous aurez réalisé une grande ouverture que vous obstruerez avec de la moustiquaire. Une mauvaise aération pourrait avoir de graves conséquences puisque les vers à soie sont extrêmement sensibles à l’humidité et à la moisissure. Personnellement, je n’utilise pas de couvercle, mais je m’assure tous les jours qu’ils possèdent suffisamment de nourriture jusqu'à mon prochain passage.

Les jeunes vers devront rester dans la boîte d’éclosion jusqu'à la taille de 1,5cm, ensuite il faudra les transférer dans le bac de maintenance (moustiquaire), puis dans le bac d’élevage (grillage) lorsqu’ils auront atteint 4 à 5 cm.

Après sa dernière mue, le ver à soie mange frénétiquement afin de se préparer pour réaliser son cocon. Il va alors atteindre sa taille maximum d’environ 7 à 8 cm en quelques jours. Il aura donc grandi de 23 fois sa taille et sera 80 fois plus lourd qu’à sa naissance. A cette étape, le ver commence à devenir très légèrement translucide, laissant apparaître comme une veine sur le dessus du corps, signe qu’il ne tardera plus à tisser son cocon.

Il est temps à présent de placer des supports dans les bacs d’élevage afin que les vers à soie puissent y monter pour tisser leurs cocons. Pour ce faire, vous pouvez utiliser des grands plateaux à œufs ou encore enchevêtrer plusieurs petites branches.

Pour ma part, je préfère utiliser des piques à brochettes en bois que j’embroche à travers les mailles du grillage du bac d’élevage et qui sont plantés dans une plaque polystyrène d’1 à 2 cm d’épaisseur. Celle-ci devra être plus petite que le bac d’élevage, afin que les chenilles qui grimperont sur les piques se situant aux extrémités de l’installation ne puissent accéder aux parois. L’idéal est d’espacer les piques à brochettes d’environ 2 cm, les vers à soie auront alors suffisamment de place pour tourner leurs cocons.
Même sans support,  les chenilles tisseront leurs futurs logements, mais beaucoup plus difficilement puisqu’ils devront d’abord filer un peu partout avant de commencer à réaliser le cocon. Cette façon de procéder les fatiguera inutilement, puisqu’ils mettront beaucoup plus de temps à confectionner leurs ouvrages, sachant que cela leur prend déjà près de 3 jours en temps normal .

Après s’être longuement rassasié durant plusieurs jours, il arrêtera de s’alimenter, puis après quelques temps, il montera sur un support afin de trouver un emplacement pour tourner son cocon. Il commencera en premier à poser des fils un peu partout entre plusieurs supports, ceux-ci serviront en quelque sorte de fondation.

 Avant de s’enfermer, le ver à soie vide son tube digestif, puis il tisse jour et nuit en se contorsionnant sans cesse. Au fur et à mesure, les glandes qui contiennent les fils de soie vont se vider et permettre au ver à soie d’entamer sa transformation. Au final, il aura tissé entre 400 et 1500 mètres de fil.
Une fois la production des glandes épuisée, le ver ralentit ses mouvements, puis s’arrête et s’engourdit. Vidé de sa soie, il a diminué de volume et va alors pouvoir se métamorphoser en chrysalide.

Quatre à cinq jours après que le dernier cocon soit terminé, vous pouvez les ôter de leurs supports tout en enlevant l’excès de fil situé autour de ceux-ci. Il faudra les placer ensuite sur un support plus ou moins rigide et lisse, tel que du lino, de l’isorel, du PVC ou du plexiglas, afin de faciliter le décollage des œufs. Le support choisi sera à son tour placé dans une boîte en plastique sans couvercle, les papillons ne sachant pas voler.

Le Saviez-vous :

Le ver à soie possède deux glandes séricigènes qui à la veille de la fabrication du cocon représentent les 2/5e de son corps.  Celles-ci aboutissent à la même sorti, appelé filière pour créer le fil.

Après 15 à 20 jours à température ambiante, une seconde métamorphose survient et la chrysalide donne place à un papillon. Celui-ci émet alors un liquide dissolvant et pousse avec sa tête la partie rendue molle, afin de se frayer un passage à travers les fils. Une fois sorti du cocon (souvent à l’aube), le papillon sèche et déploie ses ailes, puis cherche un partenaire de sexe opposé pour s’accoupler. Les femelles se reconnaissent facilement car elles ont un abdomen beaucoup plus volumineux  que celui des mâles. 

A la sortie du cocon les femelles émettent des phéromones de façon à signaler leurs présences aux mâles, ce qui facilitent les retrouvailles. Ils s’accouplent alors immédiatement durant de nombreuses heures. L’accouplement terminé, la femelle commencera à déposer entre 200 et 500 œufs de couleur crème. Il est important d’ôter les cocons avant la ponte, car les œufs pourraient y être déposer, ce qui compliquerait grandement leur collecte.

Quelques jours après la ponte (2-3), les œufs fécondés vont devenir brun-gris. Ils pourront alors être décollés doucement à l’aide du doigt, puis stocker dans une petite boîte en plastique avec couvercle à laquelle vous aurez réalisé quelques trous pour l’aération. Les graines non fécondées deviendront blanches.Comme de nombreux insectes en milieu naturel, les vers à soie ont besoin d’une période de repos (diapause) pour continuer correctement leur développe-ment. Il est donc nécessaire de recréer ces conditions. Après 5 à 6 jours à température ambiante (après que tous les oeufs soient  devenus foncés), il suffit de les placer au réfrigérateur à environ 5°C à 7°C pendant 6 semaines minimum, mais 8 à 10 semaines sont cependant préférables. Une fois ce laps de temps écoulé, il ne vous reste plus qu’à sortir la quantité d’œufs dont vous avez besoin et de les faire incuber comme décrit auparavant. Les graines ont l’avantage de pouvoir se conserver au réfrigérateur durant plusieurs années, cependant plus la conservation sera longue et plus le pourcentage d’éclosion sera faible.

Les papillons n’ont que très peu de besoin puisqu’ils ne mangent pas, ne boivent pas  et ne volent pas. Une simple boîte même sans couvercle peu parfaitement convenir pour les maintenir. Ils meurent en général quelques jours après la reproduction. Il est donc possible de les offrir comme nourriture à vos reptiles. Leur qualité nutritive à ce stade est beaucoup plus faible qu’a l’état larvaire, mais reste non négligeable.

SOURCE : www.bombxfarm.com

(partenaire de monster-souris)

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